HELENE CIXOUS, LE CROQUIS D’UNE GEOGRAPHIE IMAGINAIRE

I / Origines plurielles

 

                                                                                            « Moi et l’histoire c’est zéro, dit ma mère. Ça m’a toujours dégoûtée tous ces rois et toutes ces reines. Tous des salauds qui cherchaient à se faire une gloire.

Moi, j’aime la Géographie. La Géographie c’est vrai, dit Eve.

La Géographie n’est pas la gloire. » Osnabrück, éd. Des femmes, 1999, p.102.

Elle est née en 1937 à Oran, en Algérie, dans une famille juive aux racines  multiples. Son « Ouest » comme elle l’appelle, c’est-à-dire son père, était d’origine sépharade, sa famille ayant émigré de l’Espagne vers le Maroc puis l’Algérie;  sa mère, son « Est », sa « droite »  et son « Nord », ainsi qu’elle la qualifie,  était elle-même d’origine allemande du côté maternel et hongroise du côté paternel.

Généalogie et géographie se mêlent inévitablement dans une histoire familiale intimement liée à l’Histoire  puisque sa famille paternelle émigre en Afrique du Nord suite à la défaite des Arabes en Espagne pendant le quinzième siècle, et sa famille maternelle connaît les différentes guerres d’Europe principalement celles entre la France et l’Allemagne. Quant à Hélène, elle grandit dans une Algérie occupée, en lutte pour son indépendance. Sa terre natale était, ainsi, le lieu d’un  enchevêtrement de racines et un croisement de cultures que   la civilisation arabo – musulmane  d’une Algérie française est venue  renforcer. Voilà ce qu’elle déclare dans le livre qu’elle publie en 1994 avec Mireille Calle Gruber aux éditions des femmes et intitulé: Hélène Cixous Photos de Racines :

« Géographie de ma mémoire généalogique : je me tiens au bord de l’Afrique du Nord. A sa plage. A ma gauche, c’est-à-dire, à l’Ouest ma famille paternelle- qui a suivi le trajet classique des juifs chassés d’Espagne jusqu’au Maroc […] Quand j’étais petite, j’habitais dans une ville pleine de quartiers, de peuples et de langues » p. 183

English: Entrance to the Mosque of the Pasha, ...

English: Entrance to the Mosque of the Pasha, Oran, Algeria. Français : L’entrée de la Mosquée du Pacha à Oran en Algérie. (Photo credit: Wikipedia)

Cixous qui est née en Algérie au moment où ses grands-parents (paternels et maternels) étaient arrivés dans ce pays de deux endroits différents du globe, à savoir l’Espagne et l’Allemagne, n’a pas cessé de se déplacer elle- même  sur la carte du monde depuis sa première arrivée en France dans les années cinquante du siècle dernier. Ces différentes expériences personnelles sont de première importance dans la construction de l’espace fictionnel de l’œuvre. Ce contact originel et original avec la géographie est  à la source d’une appréhension peu classique de l’espace, faite de contrastes, d’une part: ouverture et enfermement, errance et  fixité,  nostalgie et fantasme d’autre part.

L’œuvre cixoussienne entretient une relation particulièrement intéressante avec la spatialité. Certains titres renvoient à eux seuls à des lieux, tel qu’en est  le cas son roman Osnabrück et  Dedans. Le premier, revisitant la ville d’origine de la mère, à savoir Osnabrück (une ville allemande), lui est entièrement dédié, tandis que le second, référant à l’Algérie, est consacré au père. Ce sont les livres des origines où l’auteur retourne sur les lieux de la géographie familiale. Portrait du soleil s’ouvre sur la ville natale de la narratrice, Oran. L’œuvre de Cixous est traversée d’espaces multiples dont le nom est étroitement lié à son histoire personnelle.

Etendu, et sans limites, l’espace cixoussien prend une dimension surréaliste, « supra géographique ». Oran est au cœur de cet espace enfantin, regorgeant de souvenirs, de la mémoire des grands départs.

II- L’arbre des racines

Les arbres me retiennent. Ce sont les mêmes ici et là, en Afrique et en Californie. »Dedans, éd. Des femmes, 1986, pp.8-9

Arbre emblème de la méditerranée, l’oranger renvoie à la mémoire, aux racines, à l’identité, aux origines, à l’enfance, à Oran la ville natale d’Hélène Cixous. Dans un découpage qu’elle fait du mot, Hélène Cixous change à peine une lettre par une autre, le G par le J pour que le fruit désormais nom de sa ville natale Oran s’associe à son être, à son moi : Oran/ je. Je et Oran deviennent indissociables dans le nom d’un fruit juteux au parfum exquis. Le fruit devient médiateur,  lieu de mémoire, agent déclencheur de voyages de toutes sortes : imaginaires, olfactifs, gustatifs, retours sur les lieux perdus…

L’orange/r :

« Il faut choisir une sanguine. La nuit le sang remonte les âges. Tout le monde vivant a du sang qui remonte la nuit. Pour favoriser la remontée, je mange ma sanguine. Le jus coule par où j’ai parlé, par où je prends silence, par où entre jour et nuit je crie. L’oranje est mon fruit de naissance et ma fleur prophétique. La première fois que j’ai coupé un mot c’était elle. Je l’ai coupé en deux morceaux inégaux, un plus long, un plus court. J’épluche cette oranje en février 1970 Je l’avais déjà fait en trente autres févriers : il n’ y a pas un février dans ma vie où je n’ai mangé l’oranje. Elle est pleine de temps. »Portrait du soleil, éd. Des femmes, 1999, p.9.

 

Le Fruit fait l’effet de la madeleine de Proust : il fait remonter dans le temps, suprême mémoire des départs sans retour. Dans les instants intimes, l’oranger  se substitue à l’être aimé, son parfum est source d’imagination érotique, de partage de douceurs, de retrouvailles multiples dans des paradis perdus :

 

« Autrefois j’ai été son oranger. Une immense rose à la fin » Dedans, p.182.

« Tu es mon oranger, disait-il. Pourquoi ?…sa tempe sous sa chevelure était comme une tranche de grenade. Je la léchais doucement » Dedans, pp. 182-183.

« Tu sens bon, tu sens l’oranger » Dedans, p.189.

« L’orange est un instant. Ne pas oublier l’orange est une chose. Rappeler l’orange est une autre chose ; il faut au moins trois temps pour commencer à comprendre l’immensité infinie de l’instant. Je vis autour d’une orange depuis trois jours.

L’orange est un commencement. A partir de l’orange, tous les voyages sont possibles. » Hélène Cixous, Vivre l’Orange, éd. Des femmes, 1979, pp.19-20.

Le fruit devient chair, corps et source de sensations diverses. Il est le lieu des embrasements sensuels, le par où passe la jouissance perdue puis retrouvée. Alliance classique de la nourriture et du plaisir, lorsque le retour au stade oral passe à travers un fruit intimement lié à la mémoire physique et sensorielle.

III- Le mythe du juif errant

« Tout a commencé en bas. Tout avait déjà commencé en Afrique, il y a tant et tant d’années-douleurs. Mais tout commence d’abord à commencer. » Dedans, p. 185

La mobilité dans l’espace géographique est sans limites dans l’œuvre cixoussienne. Il n’existe pas de frontières ni de distances pour la narratrice. Comme elle voyage dans les temps passés, au-delà de ses limites réelles, elle se déplace d’un espace géographique à un autre, traversant les océans, les continents, passant  d’une rive à l’autre. Cela n’est pas sans rapport étroit avec la conscience collective de la diaspora juive qui a intégré  l’idée d’être éternellement chassée et persécutée. A son arrivée à son pays natal, et face à la question qu’on lui pose sur sa date et son lieu de naissance, elle répond:

Je suis née il y a deux cents ans en Westphalie et il y a trois cent ans en Espagne, il y a six cent ans en Palestine, il y a cent ans en Afrique (…) »[1]

-« Le monde c’est très grand, ce n’est pas Paris, ou Londres, ou Barcelone. C’est très grand [2]

Quand nous pensons qu’à un endroit de son œuvre, elle déclare aussi que « le temps est très grand »[3] nous nous rendons compte que ces deux entités spatio-temporelles se rejoignent sur le terrain de l’éternité et de l’universalité. Ils en ont l’immensité. Au-delà de l’espace réaliste qui surgit parfois, s’étale un espace  imaginaire et un autre cosmique. La terre entière semble contenir le récit cixoussien, depuis l’Orient jusqu’à l’Occident, du Pacifique à la Méditerranée. L’errance du peuple juif est ainsi absorbée dans l’écriture  de Cixous, et est  métaphorisée par une spatialité étendue et sans limites, variant entre mers et océans :

« Le soleil se couchait à notre commencement et se lève à notre fin. Je suis née en Orient je suis morte en Occident […] Dans mon jardin d’enfer les mots sont mes fous. Je suis assise sur un trône de feu et j’écoute ma langue. Il y a eu la vérité. Elle s’étendait des bords du Pacifique aux portes de la Méditerranée […] Il m’arrive de rire, il m’arrive de pleurer ; il m’arrive aussi d’oublier ; le plus souvent je me souviens. Les arbres me retiennent. Ce sont les mêmes ici et là, en Afrique et en Californie. »Dedans, éd. Des femmes, 1986, pp.8-9.

L’éternel recommencement est là, dans ces départs sans fins vers d’autres rives, d’autres terres, d’autres destins que l’œuvre d’Hélène Cixous  ne cesse de retracer, d’en dessiner les contours. L’écriture est un commencement sans fin et toute fin n’est que l’annonce d’un autre  livre, le début d’une autre histoire. Son oeuvre intitulée Les Commencements  met l’accent sur la circularité du livre qui prend fin là où un autre prend naissance. « Le Texte s’incinère : c’est pour mieux se lever » (p.171) écrit-elle encore dans une autre œuvre intitulée Neutre. Notons par là que du cercle mythique  nous passons à une sorte de spirale où la fin engendre un début sans cesse recommencé.

L’auteur erre dans ses textes qui ne sont jamais « finis », donc fermés et classés, mais sans cesse remués, revisités formant un tout indivisible. L’oeuvre, suppléant une géographie textuelle imaginaire, devient l’espace de l’éternel retour.

IV. Le temps des grands départs

La narratrice de Dedans est prise dans un temps qui a commencé avant elle et qui continuera éternellement sans elle. D’où une chronologie à temporalité atemporelle où ce qui est a déjà été depuis l’aube des temps et sera recommencé éternellement ou presque. D’un temps propre à soi (moi), le récit passe à un temps pluriel (nous), celui de la saga Cixous:

(…) et parce que tout avait commencé si longtemps avant moi. Puis j’ai su que tout commençait là où tout recommence et je ne savais plus où s’achève le présent, car il disait que nous sommes faits pour l’avenir et pour l’éternité, que tout le passé était vécu d’avance parce qu’il avait déjà vécu pour nous. Ainsi nous avions, disait-il, déjà tout traversé, tout payé, tout brisé ; et même il était mort et j’étais morte, chacun dans son passé, et nous avions vécu la mort de l’autre chacun dans son histoire ; alors rien ne pouvait plus nous surprendre, et tout avait déjà été.[4]

Dans ce récit,  qui retrace un moment de la biographie d’Hélène Cixous, le temps collectif s’avère être celui de la communauté judaïque oranaise à laquelle elle appartient. Installée depuis des siècles en Algérie, cette communauté venue d’horizons multiples, a traversé les temps et les espaces.  Les parents de l’auteur sont eux-mêmes originaires de l’Europe de l’Est et de l’Espagne[5]. Le temps individuel s’éclipse au point que la narratrice n’hésite pas à utiliser parfois quelques indices temporels dans une forme plurielle alors que lexicalement, ils ne le tolèrent pas. D’ailleurs, elle l’affirme clairement, en déclarant que l’usage du temps « exige le pluriel »[6] D’où ces exemples : les maintenants, les siècles, les passés, les temps, les jours, les ères, les hiers, les févriers. Ce temps est celui de la genèse personnelle, certes mais en ce qu’il a de génétiquement lié aux autres. Il traverse la mémoire physique vers la mémoire collective de la généalogie familiale. C’est la genèse du moi narrateur/auteur à la fois:

Je suis née il y a cent ans en Westphalie et il y a trois cents ans en Espagne, il y a cent ans en Afrique (…) [7]

Cette vision du temps en tant que temps cosmique, collectif, éternel, profond, dépassant les limites de vie de l’humain est réitérée dans tous les textes cixoussiens. Il est le plus souvent le lieu de l’historicité, là où l’Histoire prend le dessus sur   le temps quotidien. Il s’inscrit dans une continuité quasi biblique. Toutes ces caractéristiques placent le récit narratif hors du strictement personnel pour englober le collectif dans lequel s’inscrit le moi du narrateur. Il s’élargit au point de vue pronominal et chronologique  à la fois puisqu’il prend en charge plusieurs générations en même temps et des espaces de migrations variés[8]. Ainsi, des mesures temporelles qui sont censées être très lentes ou des mouvements migratoires d’individus dont la durée se mesure à celle plusieurs vies se retrouvent,  curieusement, rapprochés dans un même destin, celui de la narratrice. Là, le récit n’avance pas au rythme des minutes mais à celui  des siècles, effectivement :

Le temps, c’est une chose très grande aussi, beaucoup plus que mon temps. Le temps et le monde et la personne ne se rencontrent q’une seule fois [9] 

 Le temps à moi appartient à moi et à d’autres personnes et à d’autres géographies [10]

Pour cela, la narratrice date les événements qu’elle retrace non pas en usant des procédés classiques à dimension individuelle, qui sont l’année, le mois, le jour et l’heure, mais par un temps cosmique dépassant la durée de vie d’un simple être humain.

 

 

V- Le rêve de l’éternel retour

La multiplicité des origines de la famille Cixoux appelle la multiplicité des rêves de retour : la mère et la fille partagent un instant de ce rêve qu’elles se confient mutuellement. Deux destinations différentes du point de vue géographique les réunissent : le nord-est et le sud- ouest, Osnabrück et Alger/Oran : les deux femmes se confient leur rêves des deux villes :

« J’AIMERAIS TANT ALLER ENCORE UNE FOIS A OSNABRUCK rêvait ma mère, j’aimerais tant prendre le train dans cet- endroit-d’où-les-trains-partent encore une fois et aller voir encore une fois Osnabrück Osnabrück Osnabrück. » Osnabrück, p.229.

 

  «Hier j’ai dit que j’irai peut-être à Alger. Avec une voix distraite, sans couleur : j’irai peut-être à Alger. Je ne peux même pas affirmer l’avoir dit moi-même. C’est plutôt l’autre voix qui a prononcé ces mots comme pour les essayer. J’ai entendu l’hésitation. La probabilité d’aller à Alger m’était si faible. Je n’ai pas dit j’irai. Je ne sais pas pourquoi j’ai avancé cette phrase vers ma mère à ce moment là. Ce n’est qu’une phrase. J’essayai l’hypothèse. Il se peut que j’aie voulu en éprouver la résistance à la réalité. La faire sortir de l’abri de

la fiction » Hélène Cixous, « Prière d’insérer » dans : Si près, éd. Galilée, 2007

 

L’écriture apparaît comme le moyen de formuler ce désir et le livre comme celui d’effectuer le retour. Toute écriture est un acte de retour vers les origines, une plongée dans un passé archaïque, dans une nuit originelle antérieure à la vie car « ça va très loin, l’écriture… »[11] Bien au-delà de ce qui est conscient, visible et maîtrisable.  Osnabrück, titre d’un récit de Cixous, est également le nom de la ville d’origine[12]  de la mère dont il parcourt l’histoire lointaine. L’investigation dans ce passé n’est pas gratuite et tend au contraire à retrouver les liens débridés entre le passé et le présent auxquels Osnabrück sert de chaînon : en allemand,  brück signifie pont. Le tout se réalise dans une espèce de conflit, de douleur et de solitude :

« Nous y serons dans le prochain livre, pensai-je.

Osnabrück où il n’y a plus de juifs » Osnabrück, p.230. (Dernière page du livre)

 

 

L’écriture fait remonter dans le temps et permet ce qui est irréalisable dans la réalité : faire se rencontrer des êtres que la chronologie naturelle sépare irréversiblement.

VI- La langue fourchue

Ce brassage des cultures ne pouvait se faire sans être accompagné d’un amalgame de langues diverses : espagnol, allemand, arabe, hongrois, français, anglais. La petite Hélène grandit dans un bain linguistique peu ordinaire. D’ailleurs, elle-même elle parle en termes de « langue fourchue ». En 1955, après son mariage, elle quitte l’Algérie pour la France où elle poursuit des études d’anglais :

« Nous (la narratrice et sa mère) nous rencontrons au croisement de trois langues : la mienne, la sienne et la tierce qui est celle que nous poussons du bout de la langue et l’une vers l’autre pour garantir l’équité du meeting ; la mienne est celle de mon père, en laquelle j’écris : la sienne est celle de sa mère en laquelle j’ai appris à lire, et à parler mais qui ne m’a pas suivie jusqu’ici. C’est ma langue de succion ; je me souviens avoir demandé en hurlant mon dernier biberon dans cet allemand nourricier qui me fit connaître les bouillis, les flocons d’avoine, les soupes de semoule bref tous les brouets blancs baveux, laiteux, gluants, chauds, sucrés, garnis de signes rouges de confiture, ingurgités sans gré à la cuillère ancienne » Les Commencements, éd. Des femmes, 1999, p.70.

En vivant l’exil sous ses différentes formes, conscient et inconscient, en se déplaçant dans différents points du globe, du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest et en portant au fond de sa mémoire généalogique les souvenirs des exodes collectives, Hélène Cixous propose une œuvre trempée dans la pluralité culturelle et  linguistique.

Bibliographie :

Cixoux Hélène et Calle-Gruber Mireille, Hélène Cixoux Photos de racines, éd. Des femmes, 1994.

Collectif, Hélène Cixous Chemin d’une écriture, Textes réunis par Rossum-Guyon françoise Van et Diaz-Diocaretz, éd. Presses Universitaires de Vincennes saint-Denis et Rodopi Amsterdam, 1990.

Fisher Guégan Claudine, La Cosmogonie d’Hélène Cixous, éd. Rodopi, Amsterdam, 1988.

Stevens Christa, L’écriture solaire d’Hélène Cixous, Travail du texte et histoires du sujet dans Portrait du soleil, Rodopi, Amsterdam, 1999.


[1] H.Cixous, Dedans, p. 149.

[2] Ibid., p.167.

[3] Ibid., p.147.

[4] H.Cixous, Dedans, p.144- 145.

[5] Cf. Hélène Cixous et Mireille Calle- Gruber,  Hélène Cixous Photos de racines.

[6] H.Cixous, Dedans, p.16.

[7] H.Cixous, Dedans, p.149.

[8] Selon Stefano Genetti, « L’aspiration vers l’éternité, l’obsession du temps coupé de la temporalité relèvent de toute façon d’un archétype de l’inconscient collectif humain. La durée chronique est souvent ressentie comme une épreuve, comme un esclavage que l’humanité doit soutenir. C’est en faisant du temps une abstraction réifiée, un antagoniste, que l’entendement humain essaie d’en sortir, à travers la fuite vers le passé, le mythe du progrès, l’expérience mystique ou la création artistique (…) », Stefano Genetti, Les figures du temps dans l’œuvre de Samuel Beckett, Schena Editore, Fasano, Italia, 1992, p.16.

[9] H.Cixous, Dedans, p.167.

[10] Ibid., p. 167.

[11] Marguerite Duras, Ecrire, p.25.

[12] Dans un résumé de l’œuvre de Osnabrück, une petite mise en  situation géographique et historique est faite de la ville de Osnabrück : « Osnabrück, petite ville d’Allemagne, est le siège de l’Histoire ancienne et contemporaine. La famille d’Eve y vécut depuis le début du XIXe siècle jusqu’à l’Holocauste. ».

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